24h/24 – 7j/7
Urgences vétérinaires
04 91 82 13 13
Comment prendre rendez-vous ?
Les reins et les voies urinaires jouent un rôle essentiel dans la santé de votre animal : ils filtrent les déchets, régulent l’équilibre hydrique et électrolytique, et permettent une miction confortable. Lorsque ce système ne fonctionne plus correctement, les conséquences peuvent être graves, notamment chez le chat insuffisant rénal ou chez le chien présentant des calculs urinaires.
L’insuffisance rénale chronique du chat, en particulier chez les animaux âgés, fait partie des maladies les plus fréquentes en néphrologie. Chez le chien, les troubles urinaires, les infections récidivantes et les calculs sont également très courants. Certaines situations constituent de vraies urgences, comme le “chat bouché” (globe vésical) qui n’arrive plus à uriner.
Au CHV Massilia, à Marseille, un service dédié de néphrologie / urologie vétérinaire prend en charge ces pathologies, des plus simples aux plus complexes. Selon les besoins, l’équipe peut proposer :
L’objectif : stabiliser la maladie, soulager la douleur et préserver au mieux la qualité de vie de votre animal.
Les maladies rénales et urinaires des chiens et des chats couvrent un large spectre, allant de la simple infection de la vessie à l’insuffisance rénale chronique avancée, en passant par les calculs urinaires et les urgences vitales.
Au CHV Massilia, le service de néphrologie / urologie prend en charge aussi bien les cas traitables en consultation que les situations critiques nécessitant hospitalisation et soins intensifs. Cette approche globale permet d’accompagner l’animal tout au long de son parcours de soins, depuis le diagnostic jusqu’au suivi à long terme.
L’insuffisance rénale chronique correspond à une perte progressive et irréversible de la fonction rénale. Elle est particulièrement fréquente chez le chat senior, mais peut également toucher le chien. Les reins n’éliminent plus correctement les toxines, ce qui entraîne des symptômes comme une soif augmentée, des urines plus abondantes (PUPD), une perte de poids, une baisse d’appétit, des vomissements ou une fatigue marquée.
Il est important de distinguer l’IRC de l’insuffisance rénale aiguë, qui survient brutalement (toxiques, infections sévères, déshydratation) et qui, prise à temps, peut parfois être réversible. Dans les deux cas, une prise en charge rapide améliore considérablement le pronostic.
Au CHV Massilia, l’équipe de néphrologie / urologie propose :
L’objectif n’est pas seulement de prolonger la vie, mais de maintenir une qualité de vie acceptable pour l’animal et un quotidien gérable pour le propriétaire.
Les infections urinaires peuvent être ponctuelles et se résoudre facilement avec un traitement adapté. Mais lorsqu’elles reviennent régulièrement, on parle d’infection urinaire récidivante, qui nécessite un bilan plus approfondi : structure des voies urinaires, présence de calculs, maladie sous-jacente…
Les calculs urinaires (urolithiases) peuvent se loger dans la vessie, l’urètre, voire les reins. Ils provoquent souvent :
Au CHV Massilia, le bilan comprend généralement :
La prise en charge associe, selon le cas :
Certaines pathologies urinaires constituent de véritables urgences vitales. C’est le cas du chat bouché (globe vésical) : le chat se met en position pour uriner, force, miaule, mais ne produit plus ou très peu d’urine. L’abdomen peut être douloureux, l’animal devient abattu et peut vomir. Sans prise en charge rapide, la vessie se distend excessivement, les reins sont gravement atteints et le risque de rupture vésicale augmente.
La rupture de la vessie peut également survenir après un traumatisme (accident) ou une obstruction non traitée. L’urine se répand alors dans l’abdomen, provoquant des déséquilibres sévères qui menacent la vie de l’animal. Autre situation grave : la leptospirose forme rénale, une maladie infectieuse pouvant détruire une partie importante du tissu rénal et entraîner une insuffisance aiguë sévère, parfois associée à des atteintes hépatiques.
Au CHV Massilia, ces urgences sont prises en charge dans un cadre hospitalier :
L’objectif est de stabiliser rapidement la situation puis de travailler sur la prévention des récidives dès que l’animal est hors de danger.
Un diagnostic précis est indispensable pour choisir le bon traitement. En néphrologie / urologie, la démarche repose toujours sur un examen clinique complet, complété par des analyses et de l’imagerie. Le CHV Massilia dispose, sur place, d’un laboratoire et d’un plateau d’imagerie avancée pour réaliser rapidement ces examens.
L’enjeu est de déterminer si le problème vient principalement des reins, de la vessie, de l’urètre, d’une infection ou de calculs, ou encore d’une malformation ou d’une maladie générale.
L’échographie rénale et vésicale est l’un des examens de base en néphrologie / urologie. Elle permet de visualiser la taille, la forme et la structure des reins, ainsi que l’aspect de la vessie et, dans certains cas, des uretères. Cet examen aide à détecter des calculs, des masses, des anomalies de paroi ou des dilatations anormales.
Les analyses d’urine complètent l’imagerie : densité urinaire, présence de protéines, de sang, de cristaux ou de bactéries donnent des informations précieuses sur l’état des reins et des voies urinaires. Une culture d’urine et un antibiogramme peuvent être réalisés pour cibler au mieux un éventuel traitement antibiotique.
Les bilans sanguins permettent de mesurer la fonction rénale (urée, créatinine, SDMA), d’évaluer les électrolytes (sodium, potassium, etc.), l’équilibre acido-basique, ainsi que les marqueurs d’inflammation. Ces examens sont, pour la plupart, peu invasifs et peuvent être réalisés en consultation ou en hospitalisation de jour. Ils constituent les piliers du bilan initial, avant d’éventuels examens plus poussés.
Lorsque les suspicions portent sur des calculs difficiles à voir à l’échographie ou sur des malformations anatomiques complexes, des examens d’imagerie complémentaires sont proposés.
Les radiographies permettent de visualiser de nombreux types de calculs urinaires, d’en estimer la taille, le nombre et la localisation. Elles sont particulièrement utiles pour planifier une chirurgie ou suivre l’évolution d’un traitement médical de dissolution.
Le scanner offre une vision encore plus détaillée des reins, des uretères, de la vessie et de l’urètre. Il est précieux pour :
Au CHV Massilia, l’accès à l’imagerie avancée directement au sein de la structure permet de gagner du temps et d’éviter des déplacements multiples pour l’animal fragile.
Selon les cas, d’autres examens spécialisés peuvent être proposés :
Le protocole d’examens est toujours adapté à chaque animal : il s’agit de trouver le bon équilibre entre précision diagnostique, contraintes pour l’animal et budget du propriétaire.
Une fois le diagnostic posé, plusieurs leviers thérapeutiques peuvent être combinés : traitement médical, chirurgie, mesures nutritionnelles, voire techniques avancées dans certains cas. L’objectif est de stabiliser la maladie, de limiter les complications et d’offrir la meilleure qualité de vie possible à l’animal.
Au CHV Massilia, les plans de traitement sont discutés avec le propriétaire et, lorsque c’est un cas référé, en lien étroit avec le vétérinaire traitant.
Dans l’insuffisance rénale aiguë, la priorité est la stabilisation : perfusions pour réhydrater et soutenir la fonction rénale, correction des déséquilibres électrolytiques, traitement de la cause (toxique, infection, obstruction), contrôle des vomissements et de la douleur.
Pour l’insuffisance rénale chronique, la stratégie se déploie dans le temps :
Chaque plan thérapeutique est ajusté en fonction du stade de la maladie et de la tolérance de l’animal. Des consultations de suivi sont programmées pour adapter la prise en charge et accompagner le propriétaire dans les décisions.
Lorsque les calculs urinaires chien / chat ne peuvent pas être dissous par l’alimentation, ou lorsqu’ils provoquent une obstruction, une chirurgie est souvent nécessaire. En fonction de la localisation, le chirurgien peut proposer :
D’autres interventions urologiques sont possibles : correction de malformations, chirurgie de la vessie ou de l’urètre, réparation après rupture vésicale… Toutes ces interventions se déroulent sous anesthésie générale, avec monitoring adapté. Après l’opération, l’animal est hospitalisé pour une surveillance rapprochée, une gestion de la douleur et le contrôle de la reprise de la miction. Le propriétaire est tenu informé à chaque étape, et un plan de prévention des récidives est discuté avant le retour à la maison.
Dans certains cas sélectionnés, et selon les équipements disponibles, le service peut proposer des techniques avancées. La dialyse péritonéale ou l’hémodialyse vétérinaire visent à remplacer temporairement le travail des reins chez des animaux présentant une insuffisance rénale aiguë sévère ou une IRC très avancée. Ces procédures permettent d’éliminer les toxines et de stabiliser l’animal pendant que la cause est traitée, ou de prolonger la durée et la qualité de vie dans quelques cas d’IRC terminale. Elles nécessitent une sélection rigoureuse des patients, une hospitalisation et un engagement important du propriétaire.
La pose de SUB (Système de Dérivation Urétérale) est envisagée en cas d’obstruction urétérale (par exemple des calculs urétéraux ou des sténoses) lorsqu’une chirurgie classique ou d’autres techniques ne sont pas adaptées. Le principe, expliqué simplement au propriétaire, est de dériver l’urine des reins vers la vessie grâce à un dispositif implanté, qui nécessite ensuite des contrôles et des entretiens réguliers.
Ces techniques sont réservées à des cas complexes, mais elles illustrent la capacité du CHV Massilia à proposer une médecine de pointe, en concertation étroite avec le vétérinaire traitant.
Les maladies rénales chroniques et certaines affections urinaires se gèrent sur la durée. L’objectif est de construire un parcours de suivi qui permette à l’animal de vivre le plus longtemps possible avec un confort acceptable, tout en soutenant le propriétaire dans le quotidien. Le suivi s’appuie sur des contrôles réguliers, une alimentation adaptée, une bonne gestion des traitements et une communication fluide avec le vétérinaire de proximité.
Pour un chien ou un chat insuffisant rénal, la fréquence des contrôles dépend du stade de la maladie et de la stabilité clinique. Elle peut être de quelques semaines à plusieurs mois. Lors de ces recontrôles, le vétérinaire évalue :
Ces rendez-vous permettent d’ajuster les traitements, de corriger les déséquilibres et de prévenir autant que possible les décompensations aiguës. Le suivi est pensé en collaboration avec le vétérinaire traitant, qui peut réaliser certains contrôles de proximité, tandis que le CHV intervient pour les réévaluations plus spécialisées.
L’alimentation joue un rôle central dans la prise en charge des maladies rénales. Les régimes rénaux sont formulés pour réduire la charge de travail des reins (phosphore limité, protéines adaptées, bonne digestibilité) tout en maintenant un apport énergétique correct.
Au CHV Massilia, l’équipe accompagne les propriétaires pour :
Les traitements médicamenteux sont ajustés au fil du temps, en fonction des résultats des bilans et de l’état clinique : gestion de l’hypertension, de l’anémie, des nausées ou des douleurs. L’objectif est d’éviter autant que possible les phases de décompensation et de préserver une bonne qualité de vie.
L’incontinence urinaire (pertes involontaires d’urine) est une problématique fréquente, notamment chez la chienne stérilisée. Elle ne doit pas être confondue avec les autres troubles urinaires (infection, douleur, difficulté à uriner).
Le service d’urologie du CHV Massilia propose un bilan pour :
Dans de nombreux cas, les fuites urinaires de la chienne stérilisée peuvent être contrôlées efficacement grâce à des médicaments. Dans d’autres situations, des options chirurgicales peuvent être discutées. L’objectif est de rendre le quotidien plus confortable, pour l’animal comme pour le propriétaire.
Les maladies rénales et urinaires soulèvent de nombreuses questions : pronostic, risques, urgence ou non, durée de vie, possibilités de traitement… Chaque situation reste unique, mais quelques réponses permettent de donner des repères aux propriétaires. En cas de doute, il est toujours recommandé de se rapprocher de son vétérinaire traitant ou de contacter le CHV Massilia.
En stade terminal, l’insuffisance rénale chronique du chat reste une maladie grave, mais des mesures peuvent améliorer le confort : perfusions ponctuelles, gestion de la douleur, contrôle des nausées, régime spécifique. Dans certains cas et sous conditions, la dialyse peut être envisagée comme option de soutien.
Le point clé est la qualité de vie : l’équipe de néphrologie / urologie accompagne le propriétaire pour évaluer l’appétit, l’activité, le confort de l’animal, et pour prendre, le moment venu, des décisions respectueuses du bien-être du chat.
Un chat bouché (impossibilité d’uriner, efforts, miaulements, douleur) est une urgence absolue. Il ne faut pas attendre de “voir si ça passe” : quelques heures peuvent suffire pour provoquer des lésions rénales graves, un déséquilibre électrolytique majeur et une rupture de la vessie.
La seule bonne réaction est de consulter en urgence. Au CHV Massilia, la prise en charge consiste à stabiliser l’animal, soulager la douleur, poser une sonde urinaire, corriger les déséquilibres et surveiller la reprise de la miction. Un plan de prévention des récidives est ensuite discuté (alimentation, suivi, éventuelles mesures complémentaires).
Lorsqu’un chien a des calculs urinaires qui ne peuvent pas être dissous par l’alimentation, une opération est souvent proposée. Avant la chirurgie, un bilan pré-opératoire est réalisé (analyses, imagerie) pour évaluer la localisation des calculs et l’état général du chien.
L’intervention (par exemple une cystotomie) se fait sous anesthésie générale avec monitoring. Après la chirurgie, le chien est hospitalisé pour la surveillance, la gestion de la douleur et le contrôle de la reprise de la miction. Un régime adapté et un plan de suivi sont mis en place pour limiter les risques de récidive.
L’incontinence urinaire chez la chienne stérilisée est un trouble fréquent mais, dans beaucoup de cas, bien contrôlable. Après un bilan pour exclure d’autres causes (infection, calculs, troubles neurologiques), des médicaments spécifiques peuvent être prescrits pour améliorer le tonus du sphincter urinaire.
Un suivi régulier permet d’ajuster les doses et de vérifier l’efficacité. Dans la majorité des cas, les fuites diminuent nettement, avec un confort de vie restauré pour la chienne et pour le foyer.
La leptospirose à forme rénale est une maladie infectieuse grave, mais pas systématiquement fatale. Le pronostic dépend de la précocité du diagnostic, de la sévérité de l’atteinte rénale et de la réponse au traitement.